Général Félix Neefs (1873-1953) : le devoir et le cœur

Vie de mon arrière-grand-père, le père de ma grand-mère maternelle

Mariage des grands-parents paternels de Félix à Leuven

25/05/1830

Pierre Louis Neefs, négociant, né à Leuven et domicilié à Rotterdam, épouse Marie Catherine Malcorps, née à Leuven. Nous sommes quelques mois avant les événements qui conduiront à la sécession des Pays-Bas méridionaux et à la création du Royaume de Belgique. Pierre Louis Neefs, qui s'est installé à Rotterdam pour des raisons professionnelles, a donc déménagé durant la période du Royaume-Uni des Pays-Bas, ce qui signifie qu'il a changé de ville mais non de pays. Illustration : hôtel de ville de Leuven, Door Markv, CC BY-SA 3.0, Wikipédia

Révolution belge

26/08/1830

La révolution belge de 1830 est la révolte, contre le roi des Pays-Bas Guillaume Ier, de plusieurs provinces du Sud du royaume, suivie de leur sécession, donnant ainsi naissance (grosso modo) à la Belgique que nous connaissons aujourd'hui. Illustration n°1 : Épisode des journées de septembre 1830 où l'on reconnaît Louis de Potter embrassant le drapeau belge, Gustave Wappers (1834), musées royaux des Beaux-Arts de Belgique.

Naissance du père de Félix à Rotterdam

12/01/1832

Quand naît Jacques Neefs, le Royaume-Uni des Pays-Bas n'existe plus : l'enfant naît donc aux Pays-Bas, où résident ses parents, tandis que le reste de sa famille se trouve désormais en Belgique ! Les deux pays seront en guerre jusqu'en 1839. Jacques a la nationalité néerlandaise ("hollandaise"), ce qui expliquera que, plus tard, son fils Félix naîtra lui aussi avec la nationalité néerlandaise. Illustration : Rotterdam, James Webb (1825–1895) https://isgeschiedenis.nl

Naissance de la mère de Félix à Vilvorde

07/03/1846

Philomène Jeannette Amélie Wydooghe naît en 1846. Son père, Ange Wydooghe, est un militaire en garnison à Vilvorde (source : acte d'état-civil datant du 28/5/1846, dans lequel Ange intervient comme témoin). Illustration : Vilvoorde, de Spuymolen in 1844, Wikipédia

Ange Wydooghe sous-lieutenant

1848

En 1848, l'année de la naissance de sa deuxième fille, Clémence, nous apprenons qu'Ange Wydooghe est sous-lieutenant de la 2e Compagnie sédentaire et est toujours basé à Vilvorde. Amélie et Ange auront une troisième fille en 1850, mais ne se marieront qu'en 1856. Il serait intéressant de retracer la carrière militaire d'Ange –dont on peut supposer qu'il a été une figure paternelle pour le jeune Félix– afin de peut-être mieux comprendre les loyautés et idéaux qui ont jalonné celle de son petit-fils. Par exemple, quel rôle a-t-il joué dans les événements de 1830 ? Illustration : la caserne de Vilvorde, source : https://belgiummilitary.wordpress.com/vastgoed-geklasseerd-per-gemeente/vilvoorde

Mariage des grands-parents maternels de Félix à Vilvorde

22/04/1856

Ange Benoît Constant Wydooghe, désormais "militaire pensionné de l'État", né à Assenede et résidant à Vilvorde, épouse Amélie Haezaert, née à Deurle et résidant à Vilvorde. Le couple a déjà trois filles, reconnues au moment de leurs naissances : Philomène (°1846), Clémence (°1848) et Justine (°1850). Illustration : Vilvoorde, de Spuymolen in 1844, Wikipédia

Mariage des parents de Félix à Bruxelles

11/12/1872

Mariage de Jacques Léon Louis Neefs et de Philomène Jeannette Amélie Wydooghe, à Bruxelles. Bien que de famille belge, le marié est né à Rotterdam car son père s'était installé dans cette ville pour des raisons professionnelles. Il a donc la nationalité néerlandaise (hollandaise). Il semblerait que son père, négociant, ait été malheureux en affaires, et que le jeune Jacques ait rencontré, dans la foulée, des difficultés. Cette situation l'aurait contraint à rapidement apprendre un métier pour s'en sortir : c'est ainsi qu'il devient pâtissier, et travaillera dur malgré une santé fragile. Il est installé rue du Midi à Bruxelles-Ville. Je n'ai malheureusement pas retrouvé la trace des "portraits et documents des familles Neefs et Wydooghe" dont Félix parle dans son testament, et je n'ai donc aucune photo antérieure au mariage de Félix.

Naissance de Félix

24/11/1873

Naissance de Félix Jean Joseph Neefs à une heure de l'après-midi, à Bruxelles. Illustration : https://www.liseantunessimoes.com/allaiter-au-debut-du-xixeme

Décès de sa tante

08/03/1877

Clémence Wydooghe, sœur de Philomène, donc tante maternelle de Félix, décède à l'âge de 29 ans, célibataire.

Décès de son papa

21/04/1877

Jacques Neefs est âgé de 45 ans. Il décède probablement de la tuberculose. Son épouse Philomène est enceinte.

Naissance de son petit frère

20/07/1877

Georges Léon. Enfant posthume. C'est en cherchant dans les registres d'état-civil les dates exactes de décès des parents de Félix, que j'ai découvert, à mon grand étonnement, que celui-ci avait eu un petit frère. Je n'en avais jamais entendu parler, je croyais que mon arrière-grand-père était enfant unique. Illustration : https://www.liseantunessimoes.com/allaiter-au-debut-du-xixeme

Le grand-père de Félix "professeur"

20/07/1877

La naissance du petit frère de Félix a été déclarée par le grand-père maternel, Ange Wydooghe, âgé de 77 ans et mentionné comme "professeur". Le militaire à la retraite aurait donc été enseignant, j'ignore dans quel contexte (cours particuliers ?) Je note l'information, car je vois chez ce grand-père maternel les "ingrédients" de la future carrière de Félix : l'armée et l'enseignement.

Décès de son petit frère

18/07/1878

Le petit frère décède deux jours avant son premier anniversaire.

Décès de sa maman

04/10/1878

Philomène est âgée de 32 ans. D'après la tradition orale, elle décède de maladie également. Son père, Ange Wydooghe, est ici mentionné comme "capitaine à la retraite".

Félix a cinq ans

24/11/1878

Un mois et demi après la mort de sa maman, le petit garçon fête ses cinq ans. Il est désormais le seul survivant de sa famille nucléaire...

L'enfance d'un orphelin

25/11/1878  —  1891

Félix se retrouve donc orphelin peu avant ses 5 ans. En un an et demi de temps, son papa, son petit frère et sa maman sont décédés. Il a encore ses grands-parents maternels, Ange et Amélie. Peut-être dans un premier temps est-il pris en charge par ces derniers. Par la suite, en tout cas, il sera élevé par deux "tantes" d'origine polonaise. Bien plus tard, une des deux tantes, âgée, vivra quelques années avec Félix, son épouse Berthe et leurs enfants, et les accompagnera en vacances à Denderwindeke, dans la famille de Berthe. Félix la considérera comme une mère de substitution. Le nom de famille d'une des deux tantes m'a été transmis oralement : il s'agit de Skriwanek, mais je n'ai à ce jour pas retrouvé d'autres traces d'elle, ni de la deuxième tante. Il est très peu probable que Félix ait eu un lien de parenté avec ces dames. Le petit garçon a certainement appelé affectueusement "tantes" les deux dames qui l'avaient recueilli et élevé.

Entrée à l'École Militaire

19/10/1891

Félix entre à l'École Militaire en qualité d'élève de la 59e promotion, section artillerie et génie. (Ce n'est qu'en 1936 que l'École Militaire deviendra "Royale" donc ERM, comme elle est encore appelée aujourd'hui). Illustration n°1 : L'École Militaire à La Cambre, in 150 ans d'École Militaire, Mémorial 1834-1984, p.37. Illustration n°2 : La salle à manger de l’École militaire dans le cloître de l'ancienne abbaye de la Cambre en 1900 (Wikipédia)

Félix demande la nationalité belge

08/04/1892

Comme il est né de père néerlandais, il doit remplir les formalités prescrites par le code civil pour obtenir la nationalité belge. (En réalité, ses origines sont exclusivement belges sur au moins 4 générations.)

Promu élève sous-lieutenant

26/10/1893

Illustrations : 150 ans d'École Militaire, Mémorial 1834-1984, p.61 (illustration n°1), p.59 (illustration n°2)

Cérémonie de remise des dipômes

21/12/1895

Fin d'études de la 59e promotion Artillerie et Génie. Le 21 décembre a lieu le banquet de promotion, dont voici le menu ! Illustration : 150 ans d'École Militaire, Mémorial 1834-1984, p.50

Admis dans l'artillerie

29/05/1896

En quittant l'École Militaire, Félix est admis définitivement dans l'artillerie. Il rejoint le 8e régiment d'artillerie et passe ensuite au 5e régiment. Illustration n°1 : http://www.arquebusiers.be. Illustration n°2 : Obusier 155 mm Rimailho, Gernicourt (Aisne), janvier 1915 - René Verney — http://www.verney-grandeguerre.com

Admis à l'École de Guerre

18/08/1899

Illustration : L'assaut de Montaigu, peinture représentant les grenadiers belges lors de manœuvres en 1894 (Wikipédia)

Félix suit les cours de l'École d'Équitation à Ypres

1900

Durant 6 mois, Félix suit les cours de l'École d'Équitation à Ypres. Illustration : http://www.mascoo.com

Adjoint d'état-major

18/11/1901

Félix sort de l'École de Guerre comme adjoint d'état-major. Illustration : http://www.arquebusiers.be

Capitaine en second d'état-major

25/09/1904

Promu capitaine en second d'état-major, il rejoint immédiatement l'état-major de la 2e circonscription militaire. Illustration : 1914-1918 État-major belge, général et capitaine - https://picclick.fr

Nommé au Ministère de la Guerre

27/12/1904

En 1904, Félix est nommé au Ministère de la Guerre. Un an plus tard, il sera attaché au cabinet du ministre. Illustration : Alexandre Cousebandt d'Alkemade, Ministre de la Guerre de 1899 à 1907

Mariage de Félix avec Berthe Thibaut à Saint-Josse-ten-Noode (Bruxelles)

02/05/1906

Le mariage a lieu à Saint-Josse-ten-Noode, où est née et domiciliée la fiancée, Berthe Pauline Ernestine Marie Thibaut.

Naissance de son fils Édouard

27/01/1907

Édouard Louis Marie. Illustration : Ivan JABLONKA, « L’amour maternel au XIXe siècle », Histoire par l'image [en ligne], consulté le 23 février 2021. URL : http://histoire-image.org/fr/etudes/amour-maternel-xixe-siecle ; artiste : Berthe Morisot

Naissance de sa fille Émilie

30/06/1908

Émilie Augusta Philomène Marie

Déménagement de l'École Militaire

20/04/1909

Le déménagement de L'École Militaire du site de La Cambre vers celui de l'avenue de la Renaissance se termine le 20 avril 1909 au soir. La photo montre des élèves à La Cambre qui, le 8 avril 1909, aident à transporter les effets de la bibliothèque. Source : https://www.rma.ac.be

Naissance de son fils Charles

08/08/1909

Charles Georges Vital Marie

Enseignant à l'École de Guerre

24/03/1910

Félix devient professeur suppléant du cours de géographie physique, politique et militaire et du cours de géologie à l'École de Guerre. Il sera nommé professeur de ces cours le 3 avril 1912. Illustration : Commandant Anatole Marga - Géographie militaire. Atlas. Première partie. Généralité et France - https://www.bons-livres.fr

Naissance de sa fille Marie

04/02/1911

Marie Gabrielle Hélène Hortense

Missions pour l'École de Guerre

1912

Illustration : carte postale envoyée à son épouse lors d'une mission, en avril 1912. Tous ses courriers à sa femme commencent par "MCB" pour "Ma Chère Berthe".

Naissance de sa fille Jeanne

29/11/1912

Jeanne Edmonde Marie

Attentat de Sarajevo : début de la Première Guerre Mondiale

28/06/1914

Assassinat à Sarajevo de l’archiduc François-Ferdinand, héritier de l'Empire austro-hongrois, et de son épouse, Sophie Chotek, duchesse de Hohenberg, par le nationaliste serbe de Bosnie Gavrilo Princip, membre du groupe Jeune Bosnie (Mlada Bosna). Cet événement est considéré comme l’élément déclencheur de la Première Guerre Mondiale, qui eut pour conséquence la défaite, la chute et le démembrement des Empires russe, austro-hongrois, allemand et ottoman. Illustrations : photos personnelles, musée de l'attentat à Sarajevo

Félix rejoint l'état-major de l'armée

01/08/1914

Le père de famille quitte les siens et part à la guerre. Son épouse Berthe est enceinte d'environ 5 mois, de ma grand-mère. Le départ de son mari est un choc pour la jeune femme, mère de cinq enfants et enceinte d'un sixième. Elle est heureusement bien entourée par sa famille. Illustration : https://fr.vecteezy.com

L'ultimatum de l'Allemagne rejeté par la Belgique

02/08/1914

Le 2 août 1914, en prévision de la guerre européenne, l'Allemagne occupe le grand-duché de Luxembourg et somme la Belgique de laisser aussi passer ses troupes mais son ultimatum est rejeté par le gouvernement du roi Albert Ier. Source : https://www.herodote.net

Invasion de la Belgique par l'armée allemande

04/08/1914

Sous-chef d'état-major

21/11/1914  —  13/08/1915

Le 21 novembre 1914, Félix est commissionné en qualité de sous-chef d'état-major de la 1re division d'armée. Illustration : front de l'Yser fin 1914

Naissance de sa fille Léonie

23/11/1914

Le 23 novembre 1914 naît Léonie Sophie Marie, qui sera ma grand-mère maternelle. Elle naît donc en l'absence de son père, parti rejoindre l'état-major de l'armée 3 mois et demi plus tôt. Ce dernier avait demandé qu'on appelle l'enfant Léon si c'était un garçon (je suppose en hommage à son père Jacques Léon et/ou à son petit frère Georges Léon). C'est une fille, on l'appelle Léonie. Elle n'aimera jamais son prénom, qu'elle trouvera démodé. Le bébé naît avec les jambes paralysées.

Les jambes du bébé se mettent en mouvement

07/12/1914

Tous les jours, Berthe frotte les jambes paralysées de son bébé avec de l'eau bénite. Au bout d'environ deux semaines, les jambes du bébé se mettent en mouvement ! Ma grand-mère me racontera cet épisode à plusieurs reprises, le considérant comme un "miracle" obtenu de la Vierge Marie. Ma mère rationalisera un peu les choses en me disant (mais pas devant ma grand-mère !) que c'était sans doute à cause du choc psychologique causé par le départ de son papa à la guerre pendant la grossesse, que le bébé était né avec les jambes paralysées, et qu'ensuite les choses étaient tout simplement rentrées dans l'ordre, naturellement. Illustration : Ivan JABLONKA, « L’amour maternel au XIXe siècle », Histoire par l'image [en ligne], consulté le 10 février 2021. URL : http://histoire-image.org/fr/etudes/amour-maternel-xixe-siecle ; artiste : Eugène Carrière

Chef d'état-major du Général Jacques

13/08/1915

En août 1915, Félix est commissionné en qualité de chef d'état-major de la 3e DA que commande le Général Jacques, un des plus valeureux combattants de la bataille de Dixmude. Il forme avec ce dernier un tandem qui veille à rester en contact étroit avec les unités en ligne et à épargner au maximum les vies humaines. (Il continuera à exercer ces fonctions après la fin des hostilités, jusqu'en 1923.) Pendant ce temps-là, son épouse et ses 6 enfants vivent à Bruxelles. Il ne rencontrera sa fille Léonie (ma grand-mère -bébé sur la photo) qu'en 1918.

Félix à son bureau au front de l'Yser

1917

Photo datée de 1917. Sur son bureau, on peut distinguer les photos de sa femme et de ses enfants que je viens de montrer (ma grand-mère bébé).

Armistice

11/11/1918

Fin de la Première Guerre Mondiale. Illustration : Le 11 novembre 1918 vers 5 h 30 du matin1, juste après la signature du traité, à la sortie du « wagon de l'Armistice » : de gauche à droite au premier plan, l'amiral britannique Hope, le général Weygand, l’amiral britannique Wemyss, le maréchal Foch (avec une canne et un képi ), le capitaine de la Royal Navy Marriott.

Retour de Félix auprès de sa famille

12/11/1918

Félix retourne auprès de son épouse et de ses 6 enfants, qu'il n'a pas vus pendant 4 ans. La petite dernière, Léonie (ma grand-mère), rencontre ainsi son père pour la première fois. On l'installe à côté de ce dernier à table, "pour faire connaissance". Elle ne comprend pas bien ce qui lui arrive, bien qu'on lui ait souvent parlé de son père pendant ces 4 années de guerre. Elle pleure et crie : "Non, je n'ai pas de papa !" Devenue âgée, ma grand-mère me racontera cet épisode à plusieurs reprises. Cela semblait très important pour elle de le raconter. NB/date approximative. Illustration : Planche pédagogique « Repas en famille », vers 1960, Impression sur papier, Coll. C.H.L., source : http://www.chl-tourcoing.fr

Félix refuse d'être anobli

01/12/1918

À la suite de la Première Guerre Mondiale, le Roi offre au Colonel Neefs l'anoblissement ainsi que l'adjonction du nom du village de Pervyse à son patronyme, qui serait ainsi devenu "Neefs de Pervyse". Félix refuse ces marques de reconnaissance, répondant que le plus grand des honneurs, pour lui, est d'avoir pu se battre pour sa patrie. Le Général Jacques, son tandem, sera anobli et deviendra "Jacques de Dixmude". NB/ date approximative. Illustration : carte postale représentant les ruines de Pervyse, section belge de la commune de Dixmude, entièrement détruite durant la guerre du fait de sa proximité avec le front de l'Yser

Grand Officier de l'Ordre de Léopold

1919

À l'issue de la Première Guerre Mondiale, Félix devient Grand Officier de l'Ordre de Léopold, avec la citation "Pour le courage et le dévouement dont il n'a cessé de donner des preuves au cours de sa présence au front et dans toutes les missions qui lui ont été confiées". Il recevra de nombreuses autres distinctions honorifiques, belges et étrangères.

Naissance de sa fille Hélène

20/05/1920

Hélène Justine Marie naît à Liège.

Chef de corps du 12e régiment de ligne

19/10/1920

Nommé chef de corps du 12e régiment de ligne, à Liège, il devient ainsi le trentième commandant de cette unité. Illustration : 12e de ligne - Wikipédia

Vacances à Denderwindeke

1922

La famille passe régulièrement des vacances dans la propriété Thibaut à Denderwindeke (donc dans la famille de son épouse Berthe), chez "Oncle Adhémar et Tante Sophie". Ma grand-mère en gardait des souvenirs inoubliables. NB/date au hasard : cela a eu lieu durant toute l'enfance de ma grand-mère

Félix, Berthe et leurs 7 enfants, à Liège

1922

Ma grand-mère Léonie se trouve en bas à gauche et doit être âgée de 7-8 ans.

Chef de section

15/10/1923

Félix passe à l'état-major de l'armée comme chef de section. Il est chargé de préparer les transports ferroviaires en cas de mobilisation. Il crée la commission du Réseau et est le premier à occuper la place de commissaire militaire. Illustration : https://www.trainworld.be/fr/collections/l-histoire-des-chemins-de-fer-belges/3-guerre-et-reforme-1914-1945

Communion solennelle de ses filles Jeanne et Léonie

10/06/1925

Communion solennelle de ma grand-mère et de sa sœur Jeanne

Félix devient Commandant de l'École Militaire

21/03/1927

Succédant au Colonel Van Emelen, Félix est nommé au commandement de l'École Militaire. Il occupera ce poste jusqu'à sa retraite, en décembre 1935. Il développera les programmes d'enseignement, consolidera l'organisation des cours et le contrôle des études, et renforcera la rigueur et l'objectivité du concours d'admission. Du fait de cette nomination, la famille de Félix s'installe dans une aile de l'École Militaire, avenue de la Renaissance à Bruxelles. Ma grand-mère passe donc une partie de son enfance dans cet environnement : de 1927 à 1935, c'est-à-dire entre ses 12 ans et ses 21 ans. Les filles du Commandant doivent garder les rideaux de leurs chambres fermés quand il y a des exercices ou des rassemblements dans la cour intérieure, car elles n'ont pas le droit d'observer les élèves officiers par la fenêtre ! Illustration : Le site de l'ERM, avenue de la Renaissance à Bruxelles

Le Colonel Neefs reçoit un fanion des mains du Roi Albert

04/07/1927

Au cours d'une prise d'armes, Félix, au nom de l'École Militaire, reçoit des mains du Roi Albert un fanion (drapeau) décoré de la croix de chevalier de l'Ordre de Léopold, qu'accompagne la mention : "Établissement d'instruction militaire supérieure qui, par la haute valeur scientifique et morale de son enseignement, a fourni à l'armée une pléiade d'officiers dont l'esprit de sacrifice, le sentiment du devoir et la solide préparation professionnelle ont largement contribué à la vaillante résistance de notre armée à l'envahisseur et à son ardeur victorieuse dans l'offensive finale." Illustrations : Hebdomadaire militaire Vox, n°9609, édition spéciale ERM, 13 mars 1996, p.20-21 ; 150 ans d'École Militaire, p.99 (ill. n°5)

Nommé général-major

26/09/1927

Directeur des études à l'École Royale Militaire

15/12/1927

Il cumulera le commandement et la direction des études jusqu'à sa retraite, en décembre 1935. La vie des élèves est réglée de 5h30 du matin à 9h30 du soir par un horaire astreignant : éducation physique aussitôt après le lever, cours d'une heure 25 et interrogations fréquentes (toutes les 3 leçons). La discipline est rude. Les sorties sont rares (mercredi et dimanche) et réduites encore du fait des punitions qui (sauf pour raison d'étude) sont annoncées publiquement à l'appel de midi. Source : 150 ans d'École Militaire, Mémorial 1834-1984

Création du Fonds National de la Recherche Scientifique (FNRS)

27/04/1928

Le Général Neefs est l'un des membres fondateurs du FNRS.

Nommé Lieutenant-Général

26/12/1929

Devenu Général, Félix atteint ainsi le sommet de la hiérarchie militaire. (Vérifier si c'est bien une photo de lui en tant que général -et pas colonel... ??)

Ses deux fils entrent à l'armée

1930

VÉRIFIER LA DATE !!! Ses deux fils, Charles et Édouard, deviennent officiers. Sur la photo, on voit Édouard à gauche de son père, et Charles à droite.

Décès de son épouse

22/06/1932

Berthe Thibaut décède d'un cancer du sein, à l'âge de 54 ans.

Décès du Roi Albert à Marche-les-Dames

17/02/1934

Le décès du Roi Albert retardera d'un an les célébrations du centenaire de l'École Militaire.

Prestation de serment du Roi Léopold III

23/02/1934

Illustration : https://www.akpool.fr/cartes-postales/27372621-carte-postale-koenig-leopold-iii-von-belgien-presentation-de-serment

Parution de l'ouvrage "Histoire de l'École Militaire 1834-1934"

1935

Le Général Neefs contribue à cet ouvrage de synthèse en retraçant la carrière de ses prédécesseurs et en mettant plus particulièrement en valeur les services qu'ils ont rendus à l'École.

Fondation de l'Association des Amis de l'École Militaire

1935

À l'initiative du Général Neefs, l'Association des Amis de l'École Militaire est fondée. (En 1952, elle prendra le nom d'Association des Anciens de l'École Royale Militaire.) L'Association apporte au Commandant de l'École une aide permanente, par exemple en gérant un fonds d'aide sociale, ou encore en finançant l'entretien et les acquisitions de la Salle du Souvenir.

Célébrations du centenaire de l'École Militaire

30/06/1935  —  07/07/1935

Retardées d'un an à cause de la mort du Roi Albert, les cérémonies et festivités en l'honneur du 100e anniversaire de l'École Militaire se déroulent du 30 juin au 7 juillet 1935, sous la houlette du Général Neefs.

Accueil des délégations étrangères, concert et hommage

30/06/1935  —  03/07/1935

Tout d'abord, le dimanche 30 juin, accueil de plusieurs délégations étrangères, venues de France, d'Angleterre, des Pays-Bas et même de Tchécoslovaquie et de Pologne. Chaque délégation comprend un officier et trois élèves. Certains commandants d'écoles assistent à une partie des cérémonies. Un programme touristique est proposé pour les jours libres. (L'Exposition Universelle se déroule en même temps.) Le mardi 2 juillet, un concert est donné dans la grande cour. Le mercredi 3 juillet, des délégations conduites par le Général Neefs rendent hommage aux savants et aux anciens chefs et professeurs de l'École, avec dépôt de gerbes de fleurs, à l'Académie Royale de Belgique et à l'École. Illustration : les délégations étrangères dans la cour d'honneur, 150 ans d'École Militaire, Mémorial 1834-1984, p.104

Ouverture officielle des célébrations et hommages

04/07/1935

Le jeudi 4 juillet est la journée la plus importante de cette semaine de fête. À 8h25, devant les promotions sous les armes, le Commandant de l'École (Félix, donc) donne lecture de l'arrêté royal du 2 juillet 1935 qui attribue des armoiries à l'École Militaire. Toute l'École se rend ensuite au Soldat Inconnu et y dépose une gerbe de fleurs. À 9h40, les promotions sont rassemblées dans la cour d'honneur en présence des autorités de l'École et des délégations étrangères entourant le monument du Général Chapelié. Un hommage est rendu au fondateur par le Général Neefs : c'est le moment que nous voyons sur la photo. À l'issue de cette cérémonie, on dépose des fleurs au mémorial 1914-1918 des anciens élèves. Illustration : 150 ans d'École Militaire, Mémorial 1834-1984, p.105 (ill. n°1), p.27 (ill. n°2)

Présence de la famille royale, revue et défilé

04/07/1935

En fin de matinée, le Roi Léopold III, son épouse la Reine Astrid et son frère le Prince Charles rejoignent l'assemblée pour la suite des festivités. Les élèves sous les armes sont passés en revue par le Roi (photo), avant de défiler sous le commandement du capitaine-commandant Piette, instructeur en chef. La musique du 8e Régiment de Ligne joue pour la première fois en public la Marche de l'École Militaire, composée par le commandant Prevost, sur des motifs musicaux rappelant le chant du Pampou (une chanson qui fait partie du folklore de l'École Militaire, dans laquelle les élèves se plaignent du régime strict et du travail qui leur sont imposés, et qui est toujours chantée aujourd'hui par les élèves de l'ERM lors des grands événements). Illustration n°1 : 150 ans d'École Militaire, Mémorial 1834-1984, p.106. Illustration n°2 : Youtube

Une des dernières apparitions de la Reine Astrid

04/07/1935

À l'occasion du centenaire (mais j'ignore à quel moment exact), ma grand-mère, alors âgée de 20 ans, est présentée à la Reine Astrid, laquelle mourra moins de deux mois plus tard. Illustration : tout devant se tient le Roi Léopold III, au 2e rang, le Général Neefs et le Prince Charles (qui sera par la suite régent du royaume, de 1944 à 1950), et légèrement en retrait, la Reine Astrid. Illustration : archives familiales

Séance académique, conférence et visite de l'établissement

04/07/1935

Une séance académique termine cette matinée de cérémonies. Les souverains y assistent, ainsi que de nombreuses personnalités du monde diplomatique, du gouvernement, des universités et de l'industrie, le cadre, le corps professoral et les élèves de l'École Militaire et de l'École d'application. Le Roi répond dans les deux langues nationales au discours du Commandant, Félix Neefs. L'après-midi, les mêmes auditeurs assistent à une conférence du Professeur Bingen, de la chaire de Technique de l'artillerie intitulée "La science au service des Armes". Sur le choix de l'orateur, le Général Neefs s'est expliqué ainsi : "C'est le professeur du cours le plus strictement militaire qui fait appel au plus grand nombre de sciences techniques que l'on pourrait dire civiles". L'exposé, brillant, constitue, en quelque sorte, une justification de l'enseignement scientifique supérieur donné à l'École. Après la conférence, une visite de l'établissement est proposée aux participants. Ill. : 150 ans, p.81

Banquet du centenaire

04/07/1935

Le soir du 4 juillet, un banquet de deux cents couverts est présidé par le Ministre de la Défense Nationale (A. Devèze), auquel assiste le Premier Ministre Van Zeeland et de nombreux invités de marque, la plupart déjà présents à la séance académique du matin. Dans son discours, le Général Neefs fait allusion à la médaille frappée à l'occasion de cet anniversaire, et portant d'une part les armoiries toutes récentes de l'École, et d'autre part, l'image de Pallas Athéna qui figurait déjà sur les médailles des écoles militaires qui avaient existé sur notre territoire à la fin du XVIIe et au XVIIIe siècle. Illustration : la médaille du centenaire, in 150 ans d'École Militaire, Mémorial 1834-1984, p.108

Messe, fête sportive et déjeuner

05/07/1935

Le 5 juillet à 9 heures, un service religieux est célébré dans la chapelle de l'École par Mgr Dugardyn. À 10h30 a lieu une fête sportive, avec accompagnement de la musique des Guides : démonstrations de gymnastique, d'escrime, de voltige et d'équitation, et concours hippique. Ensuite, dans la salle à manger des élèves, un déjeuner réunit toutes les autorités de l'École, les délégations étrangères, les officiers et élèves de l'École Militaire et de l'École d'application. Ce déjeuner, plus informel que le repas de la veille, est un véritable moment de fraternisation entre tous les membres de l'École, quelle que soit leur âge et leur fonction, ainsi qu'avec les membres des délégations étrangères. À l'issue du déjeuner, et pour la première fois dans une réunion officielle, tous les assistants entonnent le chant du Pampou, jusqu'alors considéré comme séditieux ! Illustration n°1 : menu du déjeuner, in 150 ans..., p.109. Illustration n°2 : le chant du Pampou aujourd'hui, Youtube

Réception à l'Hôtel de Ville : une "réparation"

05/07/1935

La journée se termine par une réception offerte par la Ville de Bruxelles, à l'Hôtel de Ville, aux représentants de l'École et aux délégations étrangères. Le bourgmestre Adolphe Max rend hommage à l'École, réparant ainsi, selon ses propres termes "l'indifférence que l'administration communale manifestait il y a un siècle envers cette école" (allusion aux difficultés qu'avaient rencontrées le Général Chapelié pour obtenir de la ville les bâtiments que celle-ci devait mettre à sa disposition). Illustration : Adolphe Max, source : George Grantham Bain Collection (Library of Congress), Wikipédia

Deuxième fête sportive et repas pour le personnel

06/07/1935

Le lendemain, une deuxième fête sportive réunit, en plus des invités aux autres manifestations, les parents d'élèves, qui n'ont pu être reçus la veille. Ensuite, des repas sont offerts au personnel ouvrier et aux sous-officiers et agents civils. Ces repas sont présidés par le Général Neefs en personne, assisté du Capitaine-Commandant Piette, instructeur en chef. J'y vois la fibre sociale de Félix : un souci d'attention et de respect pour chacun, quel que soit son statut, et un grand sens de la solidarité. Cette fibre, que l'on peut observer tout au long de son brillant parcours, pourrait être un signe de fidélité envers ses origines modestes et de reconnaissance à l'égard de ceux qui l'ont élevé durant sa petite enfance. Illustration : archives familiales

Compétition sportive de clôture et visites des anciens

07/07/1935

Le dimanche 7 juillet, la série des festivités se termine par une compétition sportive sous les auspices de la Société d'éducation physique et des cadres subalternes de l'armée : un brillant tournoi d'escrime auquel participent 19 équipes appartenant à l'École et à divers régiments. Enfin, l'occasion est donnée à tous les anciens élèves et à leurs familles de revoir et de visiter l'École. Quatre journées de visite seront organisées, les 14 et 28 juillet, 4 et 11 août. À l'issue de chacune de ces visites sera servi un déjeuner fraternel, dirigé personnellement par le Général Neefs. Illustration : https://www.rma.ac.be/fr/lescrime-à-lerm

Interview du Général Neefs dans le magazine "Pourquoi Pas ?"

12/07/1935

À l'occasion des célébrations du centenaire de l'École Militaire, paraît un interview du Général Neefs dans le magazine "Pourquoi Pas ?"

"The right man in the right place"

12/07/1935

Extrait de l'article : "Le Général Neefs, soldat avant tout, a cependant l'esprit le plus universitaire que l'on puisse concevoir, et son aptitude aux idées générales, son goût de la dialectique et le souci qu'il affiche, lui mathématicien, de respecter tout ce qui touche à l'Humanisme : voilà de quoi composer un type assez rare d'intellectuel en uniforme. Directeur d'école, on le sent nourri de pédagogie — ou, si l'on a peur de ce vilain mot, de méthodologie et de psychologie. En bref, un homme d'enseignement et, de ce chef, personne ne convenait mieux que lui à la fonction qu'il exerce. Ce qui nous permet de marquer un bon point à M. Devèze qui l'a choisi, un bon point d'autant plus digne d'être remarqué, qu'en Belgique la règle est de ne jamais mettre 'the right man in the right place' ."

"Le vainqueur sur le champ de bataille, c'est celui qui comprend d'abord"

12/07/1935

Extrait de l'interview : "Je voudrais que nos études fussent prolongées d'un an. On y introduirait du droit, de la logique comparée (pour éviter que la logique des nombres, cultivée isolément, ne déformât l'esprit de nos officiers). La psychologie, la méthodologie, un peu de philosophie de l'histoire compléteraient ce surcroît de programme. [...] Un même nombre de leçons seraient attribuées aux sciences, à l'art de la guerre et à la culture. [...] La guerre, c'est l'art de s'adapter, et selon le mot du Général de Negrier, le vainqueur, sur le champ de bataille, "c'est celui qui comprend d'abord" ; or on n'atteindra à la compréhension que si l'on possède une bonne méthode de réflexion."

"Des jeunes gens de cœur"

12/07/1935

Extrait de l'interview : "— La mentalité "gentlemanlike" à laquelle je tiens tant, et que Wellington indiquait déjà comme la principale condition d'une bonne armée, il faut qu'elle se manifeste aussi par une solidarité généreuse. — Et de ce côté-là, vous êtes satisfait ? — On ne peut l'être davantage. Il faut qu'on le dise au public. Nos futurs officiers sont des jeunes gens de cœur. Ainsi tenez ! Il y a deux ans, un de leurs camarades, tout à fait sans fortune et de condition très humble, fut recalé et mis ainsi dans la nécessité de renoncer à la carrière. Ses camarades se réunirent, tinrent conseil. Il en est parmi eux que la fortune a favorisés : on fit une cagnotte, et toute l'École paya pour que le copain malchanceux pût se représenter." J'ai été très émue de lire ces lignes, dans lesquelles j'ai senti comme une tendresse du Général pour ses élèves officiers, sous des apparences sûrement sévères. Illustration : 150 ans d'École Militaire, Mémorial 1834-1984, p.45

Le Général "sait vivre et connaît la vie" !

12/07/1935

Commentaire du journaliste : "Holà, serions-nous tombés chez un de ces moins en uniforme, suppôts de la congrégation, cagots de bonne graine et serre-fesses à bilieuse nature, tristes figures ? L'ancienne et franche gaîté de l'École, ses galantes lippées seraient-elles tout à fait mortes, les militaires ne seraient-ils absolument plus du tout mousquetaires [...] ? Il suffit de prolonger quelques instants la conversation avec le Général Neefs pour se rendre compte qu'il n'en est rien du tout. Ce petit général maigrichon et sautillant, à tête de kobold égaré dans un uniforme — ce petit général qui veut des officiers gentlemen sait vivre et connaît la vie." Suit une anecdote racontée par le Général sur des élèves officiers qui ont récemment fait le mur !

Décès de la Reine Astrid à Küssnacht - une jeunesse en deuil

29/08/1935

La Reine Astrid, âgée de 29 ans, décède accidentellement à Küssnacht, en Suisse. En tant que fille du Commandant de l'École Militaire, ma grand-mère Léonie doit porter le deuil durant un an. En 1932, c'était la mère de ma grand-mère qui décédait. En 1934, le Roi Albert. En 1935, donc, la Reine Astrid. En 1938, la sœur de ma grand-mère, Émilie. En 1940, son frère Charles. Cette succession de décès oblige la jeune Léonie à "passer toute sa jeunesse habillée en noir", alors qu'elle aime les couleurs. Elle me le racontera plusieurs fois. Illustration : http://desecritures.be/spip.php?article58

L'École Militaire devient bilingue

1936

À l'initiative du Général Neefs, le dédoublement linguistique des cours est décidé à l'École Militaire : ceux-ci seront désormais dispensés en néerlandais également. Le Général entame l'application de cette réforme en 1935, pour la première année d'études dans les deux sections (artillerie et génie, infanterie et cavalerie). La relève sera assurée par son successeur, le Général Nyssens, qui étendra ce dédoublement successivement aux autres années. Illustration n°1 : caricature sur le thème du dédoublement linguistique de l'École Militaire, in 150 ans d'École Militaire, Mémorial 1834-1984, p.111

Félix prend sa retraite et intègre les cadres de réserve de l'armée

01/01/1936

À sa demande, le Général Neefs passe avec son grade dans les cadres de réserve, à la date du 1er janvier 1936.

Président de la Société Royale Belge de Géographie

1937

NB/vérifier la date (date au hasard). Illustration : https://www.jardins-dhiver.com

Sa fille Jeanne devient religieuse

1937

Photo de Félix en compagnie de ses enfants, prise à Kalmthout, où sa fille Jeanne était novice (assise à sa gauche). Ma grand-mère se trouve au 2e rang à droite - VÉRIFIER LA DATE !! vérifier l'ordre religieux (ordre infirmier, avenue de la faisanderie à Woluwe-St-Pierre) CONTACTER MONIQUE

Engagement dans un mouvement d'intellectuels catholiques (MIIC Pax Romana)

1937

Félix est l'un des membres fondateurs de la Société Saint-Albert-le-Grand, dont l'un des buts principaux est "le rayonnement de l'idéal chrétien dans le monde intellectuel". Très impliqué dans l'association dès sa création, Félix œuvrera pour intégrer cette dernière au sein du mouvement international des intellectuels catholiques "Pax Romana" (qui existe toujours aujourd'hui). NB/date au hasard. Illustration : logo actuel de Pax Romana.

Décès de sa fille Émilie

10/10/1938

"Tante Lili". Âgée de 30 ans. Célibataire. Décède d'une méningite mal soignée.

Mariage de sa fille Marie avec René De Plaen

11/02/1939

Deux filles du Général Neefs épouseront deux fils de l'architecte François De Plaen : Marie Neefs épouse René De Plaen (architecte comme son père) en 1939, Un an plus tard, Léonie Neefs épousera le fils aîné, Henri De Plaen (avocat). Ces derniers sont mes grands-parents maternels. La photo, ici, montre Félix Neefs au bras de Madame De Plaen (née Fernande Broeckaert) au mariage de Marie et René, en 1939. Bien qu'il ne s'agisse pas ici du mariage de mes grands-parents (mais de celui d'un grand-oncle et d'une grande tante), Félix Neefs et Fernande De Plaen sont donc bien, tous les deux, mes arrière-grands-parents.

Félix reprend du service à la mobilisation

26/08/1939

À la mobilisation, Félix est rappelé à l'activité, au commandement des Troupes de Renfort et d'Instruction, mission qui prendra fin avec la fin des hostilités. Illustration : courrier envoyé par ma grand-mère à son père, en 1939 ou 1940

Décès de son fils Charles lors de la Campagne des 18 jours

27/05/1940

Lieutenant d'infanterie, Charles Neefs tombe au combat la veille de la capitulation de la Belgique. Enterré au carré d'honneur du cimetière de Tervuren avec la mention "Ici repose le Lieutenant Charles Neefs - Commandant la IIe Compagnie du 8e Régiment de Ligne - Tombé au champ d'honneur à Meulebeke (Lys) le 27 mai 1940". Son nom se trouve aussi mentionné sur une plaque commémorative sur la grand-place de Tervuren. Ma grand-mère me racontera que son père était allé reconnaître le corps de son fils et qu'il avait reçu un accueil glacial des fermiers chargés de lui montrer où se trouvait le cadavre : ceux-ci ne lui proposèrent "même pas une tasse de café", ne dirent pas un mot de soutien à ce "père qui tenait dans ses bras son fils mort". Illustration n°3 : source : https://monumentsmorts.univ-lille.fr - Photo Micheline Casier

Occupation allemande de la Belgique

28/05/1940  —  1945

Illustration : Parade de cavaliers allemands devant le Palais royal à Bruxelles, peu après l'invasion (mai 1940) - Wikipédia

Mariage de sa fille Léonie avec Henri De Plaen

01/11/1940

Date exacte ? (novembre 1940, mais quel jour ?) Le mariage de mes grands-parents maternels a donc lieu dans un contexte difficile. Le pays est en guerre et la famille est en deuil : le frère de la mariée, Charles, est tombé au champ de bataille quelques mois avant. De plus, Charles était le frère le plus proche de ma grand-mère, avec il partageait une grande complicité. Je pense qu'ils étaient un peu les "boute-en-train" de la fratrie.

Félix est actif dans la Résistance

1941  —  1945

Pendant l'occupation, Félix s'affilie au Mouvement National Royaliste et, à ce titre, la qualité de résistant armé lui sera reconnue. Il est de ceux qui aident activement les élèves et anciens élèves de l'École Royale Militaire ainsi que leurs familles. Illustration : Écusson du Mouvement National Royaliste basé sur le monogramme de Léopold III - Wikipédia

Régence du Prince Charles

20/09/1944  —  20/07/1950

Le Prince Charles, frère de Léopold III, assure la régence du royaume en l'absence de son frère, durant six ans.

Fin de la Deuxième Guerre Mondiale

1945

Illustration : Libération de Bruxelles par les Britanniques, 4 septembre 1944, Wikipédia - Creator Hardy, Bert No 5 Army Film & Photographic Unit — Imperial War Museum collection

Question royale

07/05/1945  —  31/07/1951

La question royale désigne, en Belgique, les événements politiques qui eurent lieu entre le 7 mai 1945 et le 31 juillet 1951 à propos du retour au pays du roi Léopold III après la Seconde Guerre mondiale. Cette question fut à l'origine d'un soulèvement insurrectionnel principalement dans le sillon Sambre-et-Meuse de la Wallonie, qui fut le théâtre d'événements sanglants, d'une campagne d'attentats entre le 20 et le 26 juillet 1950, puis d'une grève générale violente. La crise aboutit à l'abdication de Léopold III au profit de son fils Baudouin, le 16 juillet 1951. (Wikipédia) Illustration : Manifestation favorable au retour du roi à Courtrai, par Jos Vols — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=18305833

Naissance de son petit-fils Charlie

12/07/1945

Sa plus jeune fille, Hélène, met au monde un petit garçon, Charlie, issu d'une relation avec un officier anglais dont elle est très amoureuse. Félix se rendra en Angleterre pour demander à l’officier d'épouser sa fille, ce qu'il refusera étant déjà marié. (Peut-être a-t-il cru, un peu naïvement, que les choses se passeraient comme jadis, pour ses grands-parents Ange et Amélie...?) Hélène accouchera donc célibataire, et épousera peu de temps après un homme qui reconnaîtra son fils, et avec qui elle aura ensuite une fille. Charlie décédera à l'âge de 17 ans d'un cancer des os. Durant sa maladie, il fera un pèlerinage à Lourdes avec les Scouts de Saint-Michel et leur aumônier et jeune jésuite, le Père André Roberti. Presque 40 ans plus tard, moi-même âgée de 18-19 ans, j'apprendrai par ce même prêtre (responsable d'un groupe de jeunes dans lequel j'étais active) que Charlie n'était pas le fils biologique de son père officiel. Je serai très étonnée et même perturbée par cette révélation.

Constitution de l'ASBL Patrie-Patria : solidarité sociale

12/02/1946

Félix et trois autres administrateurs constituent l'ASBL Patrie-Patria, qui se veut un service social à l'intention des membres du Mouvement National Royaliste et d'anciens résistants. "L'association a pour objet l'organisation et le fonctionnement d'un "service social" du mouvement M.N.R., en flamand : N.K.B. Subsidiairement elle pourra venir en aide, moralement et matériellement dans la mesure de ses moyens, à tout membre d'un mouvement de résistance ne possédant pas de service social." "L'association s'interdit toute immixtion dans les questions d'ordre politique, linguistique ou confessionnel." (extrait des statuts, publiés au Moniteur belge le 2 mars 1946)

Naissance de sa petite-fille Gaëtane

03/04/1946

Naissance de ma mère le 3 avril 1946. Quatrième enfant d'une fratrie qui en comptera onze.

"Le Maillon" : une association de soutien au Roi Léopold III

07/03/1950

Dans le contexte extrêmement tendu de la Question royale et à l'approche de la consultation populaire, une association de soutien au Roi Léopold III est constituée et nommée "Le Maillon - Société Nationale de Haut Patriotisme : Fidélité au Roi Léopold III et Obéissance à la Constitution du Peuple Belge". La lettre de demande d'adhésion précise le choix du nom : "parce que 'Le Maillon' est ici l'Honneur qui unit le Roi et Son Peuple", et appelle au ralliement en ces termes : "Militaires et Civils, au cœur bien accroché, vous devez reconnaître publiquement au Roi le titre de 'ROI FRÈRE D'ARMES'." Félix fait partie du Comité d'Honneur et Exécutif de cette association.

Consultation populaire sur le retour du Roi

12/03/1950

Illustration : https://histoiresroyales.fr/consultation-populaire-12-mars-1950-question-royale-retour-roi-leopold-iii

Le Prince Baudouin est nommé "Prince Royal"

11/08/1950

En août 1950, après la consultation populaire qui donne des résultats fort différents en Flandre et en Wallonie ou, plus exactement, entre les arrondissements électoraux urbains ou ruraux. Devant la violence opposant « léopoldistes » et « anti-léopoldistes » et à la suite de la fusillade de Grâce-Berleur, le roi, rentré au pays avec ses deux fils aînés, fait nommer Baudouin, le 11 août 1950, « Prince royal », ce qui correspond à une délégation de pouvoirs. (Wikipédia). Illustration : Le Roi Léopold III désigne son fils Baudouin comme son successeur, source : https://histoiresroyales.fr

Le Prince Royal prête serment

11/08/1950

Réunion des "Frères d'Armes de Sa Majesté Léopold III" : le "Roi Victorieux"

23/06/1951

D'après les documents dont je dispose, il semble que "Le Maillon" ait fusionné avec une autre association, nommée "La Croisade", pour constituer "Les Frères d'Armes de Sa Majesté Léopold III". Les membres de ces deux organes se réunissent le 23 juin 1951 et adressent un télégramme de soutien à Léopold III, dans lequel ils qualifient ce dernier de "Commandant en Chef de l'Armée Belge, Victorieux sur la Lys". Neuf Généraux, dont Félix fait partie, signent ce télégramme.

Abdication de Léopold III

16/07/1951

Le Prince Baudouin devient Roi

17/07/1951

Le Prince Royal prête à nouveau serment le lendemain de l'abdication de son père, et devient ainsi à presque 21 ans le cinquième Roi des Belges. Illustration : https://www.monarchie.be

Reconnaissance de Léopold III envers Félix

23/07/1951

Le Roi Léopold III, qui a pris connaissance "avec une profonde émotion" d'une lettre d'hommage adressée par Félix Neefs, charge son secrétaire d'exprimer au Général "sa plus cordiale reconnaissance" : "J'ai la mission de vous dire à quel point le Roi a été touché de votre sincère loyauté pour sa Personne et pour la Couronne, ce dont vous avez continuellement témoigné." (traduction du néerlandais)

Fidélité au Roi mais clairvoyance - la souffrance d'un père

25/07/1951

La réponse, datée du 25 juillet 1951, à une lettre écrite par Félix au Commandant des Palais Royaux, nous montre que Félix n'avait pas marqué son accord à l'utilisation de son nom dans la signature du télégramme des "Frères d'Armes" du mois précédent. Non que mon arrière-grand-père ait remis en question sa fidélité au Roi, mais il semble qu'il ait été dérangé par l'expression "Victorieux sur la Lys" qui a été utilisée dans le télégramme. N'oublions pas que la bataille de la Lys –la plus importante bataille de l'armée belge pendant la Campagne des 18 jours– s'est soldée par la reddition de l'armée belge le 28 mai 1940... et surtout, pour Félix, par le décès de son fils Charles au champ de bataille la veille, le 27 mai. On comprend donc aisément qu'il marque son désaccord à qualifier Léopold III de "Victorieux sur la Lys"... C'est en tout cas ainsi que j'ai compris ces quelques documents trouvés dans les archives familiales.

Fondation de la Ligue Nationale des Vétérans du Roi Léopold III

01/11/1951

Félix est cofondateur et premier président de la Ligue Nationale des Vétérans du Roi Léopold III.

Amateur de poésie

01/12/1951

J'épingle une poésie que Félix a recopiée dans son carnet intime : "Le bréviaire du bonheur" - Adolphe Hardy. "Rien n'a bougé dans ma maison, Ni l'horloge, ni la commode, Ni dans l'âtre, au clair du tison, Le feu libre à l'ancienne mode. Rien n'a changé dans mon jardin, Le long de ses buis en bordure, Le même fil d'eau cristallin Lui répète son doux murmure. Rien ne s'est éteint dans mon cœur : Tout le passé qu'il a pu vivre Y repose comme une fleur Entre les pages d'un vieux livre."

Félix offre un landau de poupées à sa petite-fille

06/12/1951

À l'occasion de la Saint-Nicolas, Félix offre un landau de poupées à sa petite-fille Gaëtane (ma mère). NB/date approximative

Testament : le repos des âmes

02/10/1952

Dans son testament olographe rédigé en date du 2 octobre 1952, outre des dispositions pour assurer une parfaite égalité d'héritage entre ses enfants, Félix prend soin de donner des instructions pour veiller au repos de son âme et de celles de ses proches, en ces termes : "Annuellement, chacun de mes enfants fera célébrer une messe pour le repos de l'âme de la famille, celle-ci comprenant : leur Père et Mère, frère et sœur, grands-parents, Oncle Édouard, Tante Émilie, Oncle Adhémar." Illustration : Notre-Dame du Suffrage, source : https://www.nimes-catholique.fr

Décès à Woluwe-Saint-Pierre

12/03/1953

La veille (ou le jour-même ?) de prononcer un discours au nom de la Ligue des Vétérans de Léopold III, Félix a un AVC et perd l'usage de la parole. Il décède quelques semaines plus tard, dans sa 80e année. (Vérifier les détails.... Demander confirmation ou précisions à Jean-François ou à Monique.)

Funérailles et inhumation

16/03/1953

Les funérailles de Félix ont lieu le 16 mars en l'église paroissiale du Sacré-Cœur (rue le Corrège à Bruxelles-Ville), et sont suivies de l'inhumation dans le caveau de famille à Tervuren. Illustration : le caveau familial Neefs à Tervuren, fleuri par moi en novembre 2019

"Heureux celui qui mérite pareil témoignage"

16/03/1953

Extrait de l'éloge funèbre prononcé lors des funérailles de Félix par le Commandant de l'ERM, le Colonel Danneels : "Officier de grande valeur, patriote ardent, chrétien convaincu, le Lieutenant-Général Neefs a marché sans faiblir vers son idéal. Il laisse un exemple, une œuvre, des âmes façonnées à son image. Les talents nombreux qu'il avait reçus, il les a exercés et développés pour le plus grand profit de la communauté. Il a bien employé sa vie. Heureux celui qui mérite pareil témoignage."

"De grandes qualités de cœur"

23/03/1953

Allocution prononcée par Emmanuel Thiébauld, Président de la Société Saint-Albert-le Grand (Pax Romana), le 23 mars 1953, en mémoire de Félix (qui était l'un des membres fondateurs de cette société). Extrait : "Travailleur infatigable, d'une intelligence étincelante ouverte à toutes les questions d'actualité, le Lieutenant-Général Neefs ajoutait à sa perspicace connaissance de l'homme et du monde, de grandes qualités de cœur et une serviabilité à toute épreuve. Du vrai chrétien, de l'intellectuel catholique, il avait l'humble soumission à la hiérarchie ecclésiastique, le respect des valeurs, l'idéal qui illumine et l'enthousiasme qui exalte. Une vertu dominait chez lui : l'humilité qui est le propre du savant et le signe de la vraie sagesse."

"Sa vie fut un beau livre"

01/05/1953

Extrait final d'une notice nécrologique à propos de Félix Neefs, publiée dans la revue bimestrielle Les Échos de Malonne, sous la plume de Fr. Victor-Élisée : "Sa vie fut un beau livre dont chaque page est l'illustration de l'idéal poursuivi durant toutes les étapes d'une magnifique carrière : Servir son Dieu, sa Patrie et son Roi."

"Une belle intelligence et une âme élevée"

01/09/1953

Quelques mois après le décès de Félix, publication d'un article dans La Revue Coloniale Belge : "Le Général Neefs et l'œuvre congolaise", sous la plume de Jean Leyder. L'auteur y relate une visite au Musée royal du Congo belge. Extrait : "Ceux qui ont quelque peu étudié l'art mukuba ne s'étonnent pas facilement. Cependant on se trouvait en l'occurrence devant un grand nombre de pièces isolées, façonnées à la main, visiblement différentes les unes des autres. En vérité, on ne savait devant lesquelles il fallait s'arrêter plus longuement pour considérer l'originalité, la grâce du travail de composition, de décoration, l'ensemble et les détails. Le Général Neefs demeura interdit. Après un moment de silence, il fit cette remarque : — Et on appelle ces gens des sauvages !" [...] Considérant [cette phrase] symboliquement comme une fleur spirituelle, je voudrais la déposer sur la tombe fraîche de celui qui fut une belle intelligence et une âme élevée."

Naissance de son arrière-petite-fille Marie-Adélaïde

10/06/1981

Illustration : moi dans les bras de ma grand-mère maternelle Léonie Neefs, lors de mon baptême, et ma mère à droite. Trois générations de femmes réunies ! J'aurai la chance de bien connaître ma grand-mère, qui ne décédera que 23 ans plus tard.

150 ans de l'École Royale Militaire

1984

À l'occasion du 150e anniversaire de l'École Militaire, parution de l'ouvrage "150 jaar Militaire School - 150 ans d'École Militaire. Gedenkboek - Mémorial 1834-1934", dont sont issues un certain nombre d'illustrations de cette ligne du temps. Le chapitre I nous donne des informations sur l'époque à laquelle Félix a été élève, tandis que les pages 93 à 119 retracent la période où il a été Commandant.

35e anniversaire de la Ligue Nationale des Vétérans du Roi Léopold III

01/07/1986

À l'occasion de cet anniversaire, le périodique trimestriel Le Vétéran publie une notice biographique de Félix, son premier président national. L'association existe toujours et est devenue depuis une vingtaine d'années la "Ligue Royale Léopold III".

Nouvelle Biographie Nationale

1990

Parution du tome II de la Nouvelle Biographie Nationale, Bruxelles, 1990. Notice sur Félix Neefs aux pages 287 à 289.

40e anniversaire de la Ligue Nationale des Vétérans du Roi Léopold III

16/11/1991

Le 16 novembre 1991, la Ligue des Vétérans de Léopold III célèbre son 40e anniversaire à Bruxelles. À cette occasion, lors de la messe d'anniversaire, la Princesse Marie-Esméralda (fille cadette de Léopold III) prononce une intention de prière pour Félix, qui fut le premier président de la Ligue. Illustration n°1 : Valentin Dupont — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, Wikipédia

Ma grand-mère me parle de son père Félix

2003

Durant toutes les années où je l'ai connue, ma grand-mère m'a souvent parlé de son père, qu'elle admirait et aimait profondément. Je regrette de ne l'avoir pas plus questionnée... mais je me dis qu'au moins, j'écoutais attentivement ce qu'elle racontait et que je n'en ai pas oublié la moindre miette. Je retiens surtout, avec émotion, à quel point les yeux de ma grand-mère s'illuminaient et pétillaient de joie et de fierté chaque fois qu'elle évoquait son père, Félix, et également son frère Charles (mort au combat en 1940). Illustration : ma grand-mère et moi en 2003, un an avant son décès

Décès de ma grand-mère

08/07/2004

Ma grand-mère décède dans sa 90e année.

Les arrière-arrière-petits-enfants de Félix jouent avec le landau

24/12/2017

Presque 70 ans plus tard, ma mère Gaëtane fait réparer le landau de poupées qu'elle avait reçu de son grand-père Félix à Saint-Nicolas, pour que ses petits-enfants puissent jouer avec.

Décès de ma mère

22/03/2019

Ma mère décède dans sa 73e année.

Ligne du temps Commemoria créée par Marie-Adélaïde Debray

06/05/2021

Arrière-petite-fille de Félix — www.ritualia.be

Dédicace

15/05/2021

Je dédie cette ligne du temps à ma grand-mère maternelle, Léonie Neefs (1914-2004).

  • Mariage des grands-parents paternels de Félix à Leuven

    25/05/1830

  • Révolution belge

    26/08/1830

  • Naissance du père de Félix à Rotterdam

    12/01/1832

  • Naissance de la mère de Félix à Vilvorde

    07/03/1846

  • Ange Wydooghe sous-lieutenant

    1848

  • Mariage des grands-parents maternels de Félix à Vilvorde

    22/04/1856

  • Mariage des parents de Félix à Bruxelles

    11/12/1872

  • Naissance de Félix

    24/11/1873

  • Décès de sa tante

    08/03/1877

  • Décès de son papa

    21/04/1877

  • Naissance de son petit frère

    20/07/1877

  • Le grand-père de Félix "professeur"

    20/07/1877

  • Décès de son petit frère

    18/07/1878

  • Décès de sa maman

    04/10/1878

  • Félix a cinq ans

    24/11/1878

  • L'enfance d'un orphelin

    25/11/1878  —  1891

  • Entrée à l'École Militaire

    19/10/1891

  • Félix demande la nationalité belge

    08/04/1892

  • Promu élève sous-lieutenant

    26/10/1893

  • Cérémonie de remise des dipômes

    21/12/1895

  • Admis dans l'artillerie

    29/05/1896

  • Admis à l'École de Guerre

    18/08/1899

  • Félix suit les cours de l'École d'Équitation à Ypres

    1900

  • Adjoint d'état-major

    18/11/1901

  • Capitaine en second d'état-major

    25/09/1904

  • Nommé au Ministère de la Guerre

    27/12/1904

  • Mariage de Félix avec Berthe Thibaut à Saint-Josse-ten-Noode (Bruxelles)

    02/05/1906

  • Naissance de son fils Édouard

    27/01/1907

  • Naissance de sa fille Émilie

    30/06/1908

  • Déménagement de l'École Militaire

    20/04/1909

  • Naissance de son fils Charles

    08/08/1909

  • Enseignant à l'École de Guerre

    24/03/1910

  • Naissance de sa fille Marie

    04/02/1911

  • Missions pour l'École de Guerre

    1912

  • Naissance de sa fille Jeanne

    29/11/1912

  • Attentat de Sarajevo : début de la Première Guerre Mondiale

    28/06/1914

  • Félix rejoint l'état-major de l'armée

    01/08/1914

  • L'ultimatum de l'Allemagne rejeté par la Belgique

    02/08/1914

  • Invasion de la Belgique par l'armée allemande

    04/08/1914

  • Sous-chef d'état-major

    21/11/1914  —  13/08/1915

  • Naissance de sa fille Léonie

    23/11/1914

  • Les jambes du bébé se mettent en mouvement

    07/12/1914

  • Chef d'état-major du Général Jacques

    13/08/1915

  • Félix à son bureau au front de l'Yser

    1917

  • Armistice

    11/11/1918

  • Retour de Félix auprès de sa famille

    12/11/1918

  • Félix refuse d'être anobli

    01/12/1918

  • Grand Officier de l'Ordre de Léopold

    1919

  • Naissance de sa fille Hélène

    20/05/1920

  • Chef de corps du 12e régiment de ligne

    19/10/1920

  • Vacances à Denderwindeke

    1922

  • Félix, Berthe et leurs 7 enfants, à Liège

    1922

  • Chef de section

    15/10/1923

  • Communion solennelle de ses filles Jeanne et Léonie

    10/06/1925

  • Félix devient Commandant de l'École Militaire

    21/03/1927

  • Le Colonel Neefs reçoit un fanion des mains du Roi Albert

    04/07/1927

  • Nommé général-major

    26/09/1927

  • Directeur des études à l'École Royale Militaire

    15/12/1927

  • Création du Fonds National de la Recherche Scientifique (FNRS)

    27/04/1928

  • Nommé Lieutenant-Général

    26/12/1929

  • Ses deux fils entrent à l'armée

    1930

  • Décès de son épouse

    22/06/1932

  • Décès du Roi Albert à Marche-les-Dames

    17/02/1934

  • Prestation de serment du Roi Léopold III

    23/02/1934

  • Parution de l'ouvrage "Histoire de l'École Militaire 1834-1934"

    1935

  • Fondation de l'Association des Amis de l'École Militaire

    1935

  • Célébrations du centenaire de l'École Militaire

    30/06/1935  —  07/07/1935

  • Accueil des délégations étrangères, concert et hommage

    30/06/1935  —  03/07/1935

  • Ouverture officielle des célébrations et hommages

    04/07/1935

  • Présence de la famille royale, revue et défilé

    04/07/1935

  • Une des dernières apparitions de la Reine Astrid

    04/07/1935

  • Séance académique, conférence et visite de l'établissement

    04/07/1935

  • Banquet du centenaire

    04/07/1935

  • Messe, fête sportive et déjeuner

    05/07/1935

  • Réception à l'Hôtel de Ville : une "réparation"

    05/07/1935

  • Deuxième fête sportive et repas pour le personnel

    06/07/1935

  • Compétition sportive de clôture et visites des anciens

    07/07/1935

  • Interview du Général Neefs dans le magazine "Pourquoi Pas ?"

    12/07/1935

  • "The right man in the right place"

    12/07/1935

  • "Le vainqueur sur le champ de bataille, c'est celui qui comprend d'abord"

    12/07/1935

  • "Des jeunes gens de cœur"

    12/07/1935

  • Le Général "sait vivre et connaît la vie" !

    12/07/1935

  • Décès de la Reine Astrid à Küssnacht - une jeunesse en deuil

    29/08/1935

  • L'École Militaire devient bilingue

    1936

  • Félix prend sa retraite et intègre les cadres de réserve de l'armée

    01/01/1936

  • Président de la Société Royale Belge de Géographie

    1937

  • Sa fille Jeanne devient religieuse

    1937

  • Engagement dans un mouvement d'intellectuels catholiques (MIIC Pax Romana)

    1937

  • Décès de sa fille Émilie

    10/10/1938

  • Mariage de sa fille Marie avec René De Plaen

    11/02/1939

  • Félix reprend du service à la mobilisation

    26/08/1939

  • Décès de son fils Charles lors de la Campagne des 18 jours

    27/05/1940

  • Occupation allemande de la Belgique

    28/05/1940  —  1945

  • Mariage de sa fille Léonie avec Henri De Plaen

    01/11/1940

  • Félix est actif dans la Résistance

    1941  —  1945

  • Régence du Prince Charles

    20/09/1944  —  20/07/1950

  • Fin de la Deuxième Guerre Mondiale

    1945

  • Question royale

    07/05/1945  —  31/07/1951

  • Naissance de son petit-fils Charlie

    12/07/1945

  • Constitution de l'ASBL Patrie-Patria : solidarité sociale

    12/02/1946

  • Naissance de sa petite-fille Gaëtane

    03/04/1946

  • "Le Maillon" : une association de soutien au Roi Léopold III

    07/03/1950

  • Consultation populaire sur le retour du Roi

    12/03/1950

  • Le Prince Baudouin est nommé "Prince Royal"

    11/08/1950

  • Le Prince Royal prête serment

    11/08/1950

  • Réunion des "Frères d'Armes de Sa Majesté Léopold III" : le "Roi Victorieux"

    23/06/1951

  • Abdication de Léopold III

    16/07/1951

  • Le Prince Baudouin devient Roi

    17/07/1951

  • Reconnaissance de Léopold III envers Félix

    23/07/1951

  • Fidélité au Roi mais clairvoyance - la souffrance d'un père

    25/07/1951

  • Fondation de la Ligue Nationale des Vétérans du Roi Léopold III

    01/11/1951

  • Amateur de poésie

    01/12/1951

  • Félix offre un landau de poupées à sa petite-fille

    06/12/1951

  • Testament : le repos des âmes

    02/10/1952

  • Décès à Woluwe-Saint-Pierre

    12/03/1953

  • Funérailles et inhumation

    16/03/1953

  • "Heureux celui qui mérite pareil témoignage"

    16/03/1953

  • "De grandes qualités de cœur"

    23/03/1953

  • "Sa vie fut un beau livre"

    01/05/1953

  • "Une belle intelligence et une âme élevée"

    01/09/1953

  • Naissance de son arrière-petite-fille Marie-Adélaïde

    10/06/1981

  • 150 ans de l'École Royale Militaire

    1984

  • 35e anniversaire de la Ligue Nationale des Vétérans du Roi Léopold III

    01/07/1986

  • Nouvelle Biographie Nationale

    1990

  • 40e anniversaire de la Ligue Nationale des Vétérans du Roi Léopold III

    16/11/1991

  • Ma grand-mère me parle de son père Félix

    2003

  • Décès de ma grand-mère

    08/07/2004

  • Les arrière-arrière-petits-enfants de Félix jouent avec le landau

    24/12/2017

  • Décès de ma mère

    22/03/2019

  • Ligne du temps Commemoria créée par Marie-Adélaïde Debray

    06/05/2021

  • Dédicace

    15/05/2021